Togo : La grippe aviaire de retour

La grippe aviaire fait sa réapparition au Togo. L’alerte est donnée le 20 avril par le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et son collègue de la Santé. Des cas sont confirmés dans une ferme avicole dans le village de Kpéssi, dans la préfecture des Lacs.

Dans un communiqué publié vendredi, le Colonel Ouro-Koura Agadazi et le Pr. Mijiyawa, rapportent que leurs services ont été saisis jeudi 12 avril 2018 par un éleveur, d’une forte mortalité de volailles dans sa ferme.

« Dépêchée sur les lieux, une équipe de vétérinaires de la direction de l’élevage a procédé à des investigations épidémiologiques. La ferme agricole en cause abritait au total 5.000 volailles composées de pondeuses et de poulets de chair, et les mortalités enregistrées en deux semaines ont atteint près de 72,68% de l’effectif total des volailles », précise le communiqué conjoint des ministres.

« Un test de diagnostic rapide réalisé sur le site s’est révélé positif de la grippe aviaire. Les résultats d’analyses des échantillons prélevés sur ces volailles faites au laboratoire central vétérinaire de Lomé le 14 avril 2018 se sont révélés positifs au virus H5N1, confirmant ainsi la présence de la grippe aviaire », signale le communiqué.

Les deux ministres font savoir que le plan opérationnel de riposte contre la grippe aviaire a été déroulé, à savoir l’abattage, l’incinération, et l’enfouissement des cadavres de volailles dans des fosses par des services compétents des ministères chargés de la Santé et de l’Elevage, la destruction de la provende et du matériel d’élevage, la désinfection des poulaillers, la mise sous quarantaine de l’exploitation avicole incriminée, l’interdiction de mouvement des volailles dans la préfecture pour une durée de 30 jours, la prise en charge médicale des personnes cibles ayant eu des contacts avec la ferme avicole.

Les populations sont appelées à la vigilance, au respect scrupuleux des mesures de biosécurité dans les élevages et à l’observance des règles élémentaires d’hygiène. Elles sont invitées par le gouvernement à saisir les services vétérinaires les plus proches de leur localité de tout cas de mortalité massive de volaille ou d’oiseaux sauvages.

Nicolas EDORH