Tchitchao accueille le projet « Judo pour Enfant »

Après l’école La Madone à Lomé, la Fédération nationale de judo met le pied des enfants du canton de Tchitchao (Région de la Kara) à l’étrier de la discipline. Vendredi au collège militaire de la localité, l’ambitieux projet « Judo pour Enfant » a été déployé. Point d’orgue de cette cérémonie, la remise de matériels sportifs aux responsables du collège dans le cadre dudit projet.

« Judo pour Enfant » ! Il est vrai, qu’à l’évocation de ces trois mots, l’on pourrait se demander pourquoi apprendre le judo à des enfants qui doivent plutôt être éduqués et formés dans le respect de la non-violence, des valeurs humaines et citoyennes de paix et d’ouverture aux semblables.

En réalité, c’est en cela que se situe l’intérêt du projet, car, de plus en plus, dans les programmes d’Éducation Physique, les sports d’opposition occupent une place importante, ce qui correspond aux besoins qu’expriment les enfants de s’opposer.

« Lorsque Jigoro Kano créa le Judo, son intention était de promouvoir, un moyen d’Éducation Physique nouveau dont le principe était la meilleure utilisation de l’énergie. L’opposition à vaincre, ne représente donc pas un but unique, c’est aussi un moyen de favoriser le développement corporel, affectif et social de l’enfant », a rappelé Maxime Ouyengah, l’un des promoteurs de 

ce projet de la Fédération nationale de judo, au cours de cette cérémonie. Selon lui, un enfant qui pratique le judo, développe, en plus des aptitudes physiques de rapidité, de finesse, et de force, des aptitudes sociales et psychologiques. « Il apprend la notion d’aide et d’entraide mutuelle. Il accepte la défaite et respecte l’autre. Il s’autorise le contact physique, avec les autres, et apprend à respecter la consigne. Ayant développé un mental assez fort, il canalise ainsi plus facilement l’agressivité. Loin de vouloir étaler, ici, et en si peu de temps les bienfaits du judo, je voudrais, au nom de la Fédération nationale de Judo, me réjouir, de l’excellent choix que nous avons fait de repositionner le Judo togolais là où il pourrait mieux se porter, c’est-à-dire, dans les Ecoles et auprès de nos jeunes enfants. C’est un pari, certes difficile, mais nous le gagnerons ensemble, si nous tous, partenaires du projet, et vous aussi chers enfants, nous nous mettons sérieusement au travail, et à la pratique de ce sport », a laissé entendre Maxime Ouyengah. « Je voudrais, également en appeler à tous les partenaires de nous aider à installer des dojos dans toutes les régions du pays car aucun enfant ne devra être mis de côté », a-t-il affirmé.

De leur côté, les premiers responsables du collège militaire de Tchitchao ont félicité la Fédération nationale de judo pour l’initiative et leur ont témoigné leur gratitude en ce qui concerne le choix du collège militaire de Tchitchao pour contribuer à la vulgarisation de cette discipline sportive.

Des lots composés de kimonos, deux surfaces de tatamis, et le tableau du code moral du judo ont été offerts aux responsables du collège militaire de Tchitchao dans le cadre de ce projet.

En marge des festivités Evala en pays Kabyè, la Fédération nationale de judo procédera à l’inauguration des dojos du collège militaire Eyadema et celui de Défalé.

Nicolas EDORH