SCANTOGO allie qualité et citoyenneté

Il ne fait pas seulement dans la production du clinker, du ciment et du gravier. Il exécute aussi un ambitieux plan RSE (Responsabilité sociétale de l’entreprise) dans les localités dans lesquelles il a pris ses quartiers. Le groupe HeidelbergCement Togo, à travers sa Fondation, répond de plus en plus aux besoins des populations locales. À travers un voyage de presse organisé le 09 août dernier sur le site de Scantogo à Tabligbo, les réalisations de cette Fondation en faveur des populations ont été présentées, après une visite guidée de l’entreprise Scantogo.

Créée le 19 mars 2014, la Fondation HeidelbergCement Togo est née d’une convention signée entre l’État togolais et  Scantogo (usine production de clinker à Sika-Kondji dans le Yoto). Elle est  alimentée par un budget de 150 millions FCFA par an. Le budget, selon la convention, doit croître de 10 millions FCFA chaque année, pour atteindre un plafond de 250 millions FCFA.

« L’objectif principal, c’est d’accompagner de façon participative la population dans son processus de développement. Chaque année, nous faisons un atelier de planification  à l’endroit de la population pour discuter des besoins auxquels on doit trouver des solutions. La population exprime ses besoins et ensemble on  planifie et on met en exécution », a fait savoir Gloekpo Koamy Gomado, responsable de la Fondation HeidelbergCement Togo.

Les réalisations de la Fondation

Plusieurs réalisations sont à mettre à l’actif de Scantogo cinq ans après sa création. Il s’agit notamment des bâtiments scolaires au CEG Sika-Kondji, à l’EPP Atakpamédé, et l’EPP Assou-Kondji. Dix forages ont été construits dans différents villages. Des kiosques solaires à gestion communautaire ont été construits également dans dix villages. « Ces kiosques, selon M. Gomado, permettent aux populations de charger les batteries de leurs téléphones portables et des lampes solaires que nous avons mises à leur disposition ».

Elle forme aussi les nouveaux bacheliers de la localité dans le cadre d’une bourse dénommée « Bourse Scantogo ». Sur concours, cette bourse offre, en collaboration avec le CFMI (Centre de formation aux métiers de l’industrie) à Lomé, des formations spécialisées. Au moins onze étudiants ont été retenus et sont logés à Lomé pour la formation en électromécanique, en électricité industrielle entre autres. Le coût de la formation par étudiant revient à 1.350.000 F CFA par an, intégralement pris en charge par Scantogo.

Scantogo accorde également des appuis financiers aux jeunes bacheliers de Tabligbo pour leur inscription à l’Université de Lomé chaque année. Cette opération est à sa quatrième édition cette année. Autant de réalisations auxquelles s’ajoutent la distribution de fournitures scolaires aux meilleurs élèves des classes, la dotation de tracteurs agricoles et la subvention de l’Union des groupements agricoles du canton de Tokpli. La Fondation est également dotée d’une pépinière.

L’autre projet social phare de Scantogo, c’est le projet d’électrification de Sika-Kondji et des villages environnants. Il est en cours de réalisation et s’étend  sur environ 10 km, avec un budget de 329 millions FCFA.  Avec ce projet,  les villages, les établissements scolaires ainsi que les maisons des chefs de village seront électrifiés.

Poursuivre les efforts

« SCAN-Togo fait assez d’efforts ces derniers moments pour satisfaire nos préoccupations dans le milieu, mais il reste encore à faire », a indiqué Kossi Sika, président du Comité cantonal pour le développement (CCD).

Les autochtones ne  pleurent plus la spoliation de leurs terrains, mais plaident désormais pour l’emploi des fils et filles de la localité. « En matière d’infrastructures à Sika-Kondji nous pouvons dire aujourd’hui que Scantogo a fait beaucoup pour nous. Mais nous plaidons que l’entreprise fasse davantage pour nous sur le plan de l’emploi de la main d’œuvre locale », a affirmé le président du CCD.

Selon M. Gomado, cet aspect des besoins constitue le casse-tête à Scantogo, vu que le personnel est recruté sur des bases bien déterminées, surtout que l’expérience du personnel actuel est un atout de taille pour la prospérité d’usine. « Pour l’heure, indique M. Gomado, Scantogo donne des opportunités de stage et de réalisation de certains travaux aux autochtones, pendant qu’elle  réfléchit sur la formule idéale à adopter pour résoudre cette équation ».

Stanislas AZIATO