PSR : Bye bye C14 !

A quelques mois des élections présidentielles et où les différents états-majors des partis politiques se préparent activement, la C14, un regroupement de formations politiques de l’opposition, vient d’enregistrer une nouvelle défection qui la fragilise davantage ; elle qui n’est réduite qu’à sa portion congrue depuis belle lurette.

C’est officiel ! Le Pacte socialiste pour le renouveau (PSR) quitte la C14. Dans un courrier envoyé par le parti à la conférence des présidents de la Coalition mardi 22 octobre, le PSR motive son départ par les dissensions internes autour de la candidature de la C14 à la présidentielle de 2020.

« Dans le cadre de la recherche d’un candidat consensuel pour l’élection présidentielle de 2020, des discussions ont été ouvertes depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois au sein de la C14. D’entrée, une majorité s’est exprimée en faveur d’un renoncement des membres de la C14 à une candidature au profit de celle d’un membre de la société civile. Le PSR a émis de sérieuses réserves sur cette option en indiquant  qu’il était dangereux de renoncer a priori à nos propres candidatures au profit des personnes à déterminer dont on ignorait les identités et qualités », écrit Pr. Komi Wolou à la C14.

« Au lieu que les discussions se fassent dans l’esprit de la charte qui lie les parties membres et d’éventuels adhérents, la position actuelle de la majorité des membres de la C14 consiste à dire que ceux qui désireraient être candidats aux prochaines élections présidentielles doivent faire acte de candidature dans le cadre d’un panier commun dont la composition est encore incertaine. Il faut souligner que la composition du conseil des sages devant arbitrer reste à définir, de même que les modalités de désignation du candidat et les critères devant permettre d’y parvenir », poursuit le président national du PSR.

Rappelant l’article 1er de la Charte de la C14 qui stipule que « les signataires de la présence Charte et ceux qui y adhéreront plus tard, affirment leur volonté à mettre en commun leurs efforts afin de parvenir, en symbiose avec le peuple, à un Etat de droit et à l’alternance politique. Ils s’engagent donc à lutter en vue des réformes, à créer les conditions pour les élections libres et transparentes et à y participer. Les parties signataires adhèrent au principe des listes uniques aux élections locales et à la candidature unique à l’élection présidentielle. Ils s’engagent à travailler de bonne foi à sa réalisation. Les modalités et les critères de définition seront définis de façon consensuelle », Pr. Komi Wolou affirme qu’il va de soi, en raison de l’effet relatif des conventions, que ces dispositions ne concernent et n’obligent pas que les adhérents à la C14.

« S’il est concevable que la C14 puisse en toute connaissance de cause soutenir un candidat déclaré dont le positionnement paraît favorable à la réalisation de l’alternance, la démarche actuelle de la C14 qui, manifestement, s’apparente à une hostilité à toute candidature d’un homme politique, est contraire aux finalités des partis politiques et manque, à notre sens, de lisibilité. Outre les incertitudes que recèle cette procédure, il résulte de cette situation que la C14 n’est plus aujourd’hui une structure capable de parler d’une seule voix d’un candidat aux prochaines élections, les éventuels prétendants à la candidature membres de la C14 devant en leur nom propre, déposer leur candidature dans ce panier commun. Les efforts constants du PSR en vue du respect de notre Charte sont restés vains », indique Pr. Komi Wolou dans son courrier.

« Dans ces conditions, le PSR a le regret de suspendre, à compter de ce jour, sa participation aux activités de la C14. L’alternance voulue par le peuple exige, à notre sens, une démarche plus rigoureuse à l’abri des incertitudes. Le PSR reste ouvert à toute collaboration avec toutes les formations politiques et la société civile, en vue de la réalisation des conditions nécessaires à une élection transparente et crédible. Le PSR a été heureux de collaborer avec tous les partis politiques au sein de la C14 », conclut le président du parti.

Avec cette nouvelle démission, la Coalition des 14 ne regroupe plus que cinq partis politiques dont la CDPA, UDS-TOGO, les FDR, les Démocrates, et DSA.

Nicolas EDORH