Me Djovi Gally brise le silence

Il a promis donner sa position après un round d’observation. C’est chose faite depuis mardi. Me Djovi Gally, avocat, ancien cadre de l’Union des forces de changement (UFC), invité d’une émission sur une radio privée de la place, donne son avis sur la constitution de 1992, objet principal de blocage du dialogue entre pouvoir et opposition. Lecture !

« Je suis l’un des principaux architectes du texte fondamental originel du Togo de 1992. En une demi-journée, je suis à même de vous formuler une proposition de texte sur le sujet. Techniquement et juridiquement, il est possible de ramener la Constitution de 1992. Réaliser ceci politiquement est autre chose ! Il faut arrêter de tromper le peuple en lui opposant une impossibilité sur cette question du retour de ce texte fondamental exigé par la Coalition des 14 partis d’opposition. Il y a trop de vices dans le fonctionnement des institutions issues de la Constitution de 1992 ; cela est grave est inimaginable. C’est le cas de la Cour constitutionnelle qui a cautionné et avalisé le coup d’Etat du 05 février 2005 (…) C’est aussi le cas de la Haute autorité de lutte contre la corruption qui considère que le Togo a fait des progrès en matière de lutte contre la prévarication (…) Idem pour le président de la CNDH qui estime que la torture est une parenthèse. Il appartient plus au gouvernement en place de lâcher du lest dans l’actuel bras de fer entre parti au pouvoir et opposition. Ceux qui tiennent des argumentations soutenant que la Constitution de 1992 a été forgée par une majorité de Togolais du Sud contre ceux du Nord, ainsi que ceux qui clament que la délégation d’UNIR au dialogue en cours est dominée par des Togolais du Nord sont tous en déphasage avec la réalité ! Après 58 ans d’indépendance, nous devons mûrir. Nous devons grandir et nous considérer comme citoyens d’un même pays. Notre pays va mal, et il urge de redresser la barre de sa gouvernance ».

Nicolas EDORH