L’UPF-Togo mobilise la presse pour sauver des vies

Les journalistes togolais sont conviés à une opération de don de sang le 3 août 2019. Ceci  constitue une contribution de la presse à la pénurie de sang que connaît le pays. L’opération dénommée « Mon Sang pour une Vie » est une initiative de la section togolaise de l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF-Togo).

Le Togo a un besoin de 70.000 poches par an, mais le Centre national de transfusion sanguine  (CNTS) arrive à peine à collecter 50 000 sur toute l’étendue du territoire national. La différence, c’est-à-dire, les 20 000 poches, est un manque à gagner qui constitue un danger pour les populations. Le déficit de poches de sang occasionne souvent des décès dont la plupart des victimes sont des femmes enceintes et des enfants. Et c’est pour combler ce manque que l’UPF-Togo a initié « Mon Sang pour une Vie ».

« Il y a urgence dans les hôpitaux de notre pays. Chaque jour que Dieu fait, une femme est  à la recherche de sang parce qu’elle a accouché, sur les plateaux techniques, tout le temps que Dieu fait, un malade a besoin de sang. Et selon l’Organisation mondiale de la santé, chaque seconde dans le monde, une personne a besoin de sang. Le Togo arrive à peine à couvrir la moitié de son besoin. Nous avons pensé qu’il est temps que nous passions à l’acte, et une fois que nous passons à l’action, je suis convaincu que les populations aussi vont emboîter le pas », a indiqué Loïc Lawson, président de l’UPF-Togo.

Le rendez-vous est donc pris le 3 août prochain au CNTS à Tokoin Doumasséssé pour cette opération de don de sang. Mais déjà, l’UPF-Togo annonce dans les mois à venir une opération d’envergure de don de sang dénommée « 100.000 poches de sang pour le Togo ». L’objectif, selon Loïc Lawson, c’est de combattre totalement la pénurie de sang au Togo. « Notre objectif à travers la deuxième phase du projet qui démarre dans un mois est d’amener les populations togolaises à donner du sang. Une fois que c’est fait, nous allons demander à l’État de faire beaucoup plus d’efforts en subventionnant totalement les poches de sang. Ce qui va motiver des gens à devenir des donneurs. Parce que beaucoup se disent souvent qu’ils donnent du sang et on le vend après », a-t-il  laissé entendre.

« Toute personne en bonne santé peut donner son sang, mais il faut que le donneur ait un âge compris entre 18 et 60 ans et un poids supérieur à 50 kg et surtout ne pas avoir une maladie chronique comme la drépanocytose, le diabète, la tension, etc. » a signalé Liza Nadzir, chef service production CNTS-Lomé.

Elle salue cette initiative de la presse et reste confiante que le problème de pénurie pourra être combattu avec l’aide des journalistes qui montrent la voie à suivre.

Stanislas AZIATO