Les atouts du nouveau port de pêche de Lomé

Deux ans exactement après la pose de la première pierre pour la construction du nouveau port de pêche de Lomé, l’ouvrage a été inauguré hier mercredi  25 avril 2019 à Gbétsogbé, à 30 km de la ville de Lomé. Une inauguration qui s’inscrit dans le cadre d’une kyrielle d’activités et d’actions marquant les 59 ans de l’indépendance du Togo. C’est le chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé, qui a procédé à ladite inauguration.

Un bassin de mouillage (quai de débarquement, quai de repos, cale de halage d’une capacité de 400 pirogues artisanales, une criée de 80 places, un bloc administratif, cinq toilettes publiques, une salle d’électricité, une fabrique de glace de capacité de cinq tonnes par jour, des équipements divers pour la conservation des poissons (glaciaires charrettes manuelles, caisses de poissons, un congélateur- coffre ), un château d’eau d’une capacité de 12,25 m3, un poste de gardien, un bureau de vente et un dépôt de déchets constituent les infrastructures essentielles de ce nouveau port  de pêche.

Considéré comme le plus grand port artisanal de la côte de l’Afrique de l’ouest par le ministre de l’Agriculture, de la Production Animale et Halieutique, Noël Koutera Bataka, le port de pêche de Gbetsogbé est estimé à plus de 20 milliards FCFA : 14,16 milliards F CFA offerts par le gouvernement japonais par le biais de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) pour la construction du port et des infrastructures connexes  et 6,23 milliards FCFA, de l’Etat togolais pour la construction du quai, l’acquisition des droits et taxes communautaires. Le Représentant Résident  de JICA  au Togo a eu à réaffirmer tout l’attachement de sa structure au bien-être des populations togolaises et a rassuré les autorités togolaises de l’appui de son institution pour d’autres ouvrages qui concourent à la réduction de la pauvreté au Togo.

La construction dudit port fait suite au renforcement des capacités d’accueil du Port Autonome de Lomé (PAL), entraînant une réduction de 30%  du bassin du port de pêche avec des risques de collusion des pirogues. Ainsi, ce port construit aux normes, requiert d’énormes impacts économiques et sociaux, entre autres, 8 000 emplois à consolider, 5 000 nouveaux emplois directs  et indirects  pour le développement des activités  connexes, l’amélioration des revenus des acteurs, l’intégration  du circuit de consommation  de la pêche artisanale à l’économie bleue et l’amélioration  de la salubrité et de la qualité des produits.

Des impacts positifs relevés par les populations de la localité qui ont exprimé leur gratitude au président de la République.

Isidore AYEKO