Elections locales : La Cour Suprême proclame les résultats définitifs

Ils sont au total 1490 candidats à être élus sur toute l’étendue du territoire dans 117 communes. C’est ce qui ressort des résultats définitifs publiés ce mercredi 17 juillet 2019 par la Chambre administrative de la Cour Suprême. C’était en présence des représentants de différents partis politiques, regroupements, indépendants et des journalistes. A part le rejet des recours des listes, on note l’annulation des votes dans Wawa 1 et Zio 4.

Les différents candidats aux dernières locales sont désormais fixés sur leur sort. Pas de changement majeur, comparativement aux résultats provisoires proclamés par la CENI. En effet, avec un total de 3 359 327 inscrits, 1 762 426 de votants et 1 687 430 de suffrages exprimés, les résultats indiquent 1490 candidats élus, soit un taux de participation de 52, 46%. Ses élus sont issus de 40 partis politiques et 100 partis indépendants. Ils siégeront dans les différentes communes sur toute l’étendue du territoire selon la chambre administrative.

Les recours émis par les différents candidats n’ont pas eu d’effet sur les résultats proclamés par la Cour, puisqu’il y en a qui sont classés non recevables, la plupart ont été rejetés et pour les autres, la Cour s’est déclarée non compétente. En ce qui concerne les recours rejetés, on retient entre autres ceux de la C14 Bassar 2, Newtown Avé 1, Dunenyo Yoto 1 et 3, C14 Bas-mono 1, C14 Assoli 1, Alolédou-Vo 1, Unir Vo 3 et 2, Jeunesse Kozah 3, ANC Haho 2, ANC Moyen-mono 1, ANC Zio 4.

Conformément aux dispositions de l’article 148 du code électoral, la Cour n’a pas validé les résultats des votes dans les circonscriptions de Wawa 1 et Zio 4. Les votes dans ces deux localités sont en effet annulés, car la Cour y trouve des irrégularités graves, de nature à entacher l’ensemble du scrutin. « Considérant qu’aux termes des dispositions de l’article 148 du code électoral, dans le cas où la chambre administrative de la Cour suprême  constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité et à affecter le résultat d’ensemble du scrutin, elle en prononce l’annulation pure et simple », a déclaré Djidonou Akpene, présidente de chambre administrative de la Cour suprême. « Le gouvernement fixe alors par décret  en conseil des ministres et sur proposition de la CENI la date du nouveau scrutin qui a lieu au plus tard dans les trente (30) jours suivant la date de la décision de la chambre administrative de la Cour suprême » a-t-elle ajouté.

En plus de la reprise du scrutin dans ces deux communes, la CENI aura aussi à organiser le scrutin dans  trois autres communes notamment Kévé 2, Bassar 4 et Oti-sud 1.

Le président de la Cour Suprême a invité les candidats élus et malheureux à travailler ensemble pour  le bien du pays. «  A tous les élus, tous les vœux de pleins succès de la Cour suprême au service de leurs administrés et du peuple dans la vérité. Aux candidats ou listes de candidats non élus que je salue pour leur sens de devoir pour la paix, je souhaite, au nom de la Cour suprême, le meilleur lors des prochaines échéances électorales », a indiqué le juge Akakpovi Gamato.

Stanislas AZIATO