Pierre-Etienne Latour : « La sécurité de nos travailleurs est notre priorité absolue »

Chaque année, le Groupe VINCI organise la « Semaine Internationale de la Sécurité » à l’endroit de ses 67.000 collaborateurs répartis à travers le monde. Au Togo, SOGEA SATOM, filiale de VINCI Construction, a consacré la période du 08 au 12 octobre 2018 à la « Safety Week ». A quoi répond une telle initiative ? Quels sont les objectifs visés ? Quelle est la particularité de cette cinquième édition ? Pierre-Etienne LATOUR, Directeur Général de SOGEA SATOM TOGO répond à nos questions. Lecture !

Vous êtes le nouveau Directeur de l’agence SOGEA SATOM au Togo. Pouvons-nous savoir un peu plus sur vous ?

De formation ingénieur généraliste avec spécialisation en génie civil et titulaire d’un master en entrepreneuriat et gestion de projet, j’ai passé une très grande partie de ma carrière dans le groupe VINCI au service de ses filiales en Afrique (Gabon, Sao Tomé, Madagascar, Burkina Faso,…). Passionné par les challenges que représente notre activité pour répondre à des problématiques complexes et nécessaires au développement des infrastructures des pays, j’intègre SOGEA SATOM Togo avec une volonté d’innovation et de service auprès des autorités togolaises et de l’ensemble de nos partenaires privés. Notre but est de répondre aux problématiques concrètes expérimentées par nos clients par une offre globale (conception, réalisation, maintenance, opération, …).

Le Groupe Vinci dont fait partie SOGEA SATOM, dédie chaque année une semaine entière à la sécurité au sein de toutes ses filiales. Pour la cinquième année consécutive, SOGEA SATOM Togo a organisé du 08 au 12 octobre la « Semaine Internationale de la Sécurité ». A quoi répond une telle initiative ?

Tout d’abord, je souhaite faire remarquer que c’est un événement à portée mondiale. L’ensemble des entreprises de VINCI Construction, que ce soit à Tokyo, Seattle, Lyon ou Johannesburg sont concernées par cette Semaine Internationale de la Sécurité avec des thèmes communs à toutes les structures.

Il s’agit là de diffuser l’esprit d’entreprise et les axes structurels majeurs de notre direction générale à l’ensemble des 67.000 collaborateurs de VINCI Construction à travers le monde car la sécurité est notre préoccupation ultime.

Au-delà de toutes considérations financières régissant l’exécution de nos travaux, la sécurité de nos travailleurs est notre priorité absolue que rien ne pourrait justifier de bafouer. Aussi, mettons-nous en œuvre les plans d’action du groupe au sein de l’ensemble des filiales, ce qui signifie qu’au Togo, par exemple, les mêmes directives et exigences que celles applicables partout ailleurs dans le monde sont mises en œuvre dans le respect des règles en vigueur localement.

Quels sont les objectifs visés à travers l’organisation de la « Safety Week » ?

Nos objectifs sont clairs : permettre, par tous les moyens, d’assurer l’exécution de nos chantiers en garantissant le plus haut niveau de sécurité possible à nos compagnons. La tâche est complexe et nécessite la mise en œuvre de nombreux outils sur nos projets. La Semaine Internationale de la Sécurité en fait partie. En effet, durant toute cette semaine, nous nous sommes rendus sur chacun des sites de travaux, afin de montrer notre implication personnelle dans la transmission des messages de bonnes pratiques au sein de nos équipes.

Ce fut l’occasion de constater la mise en application de nos procédures sur le terrain et la bonne diffusion de nos directives internes sur l’ensemble de nos activités. Je suis fier de constater que notre présence au Togo s’inscrit pleinement dans notre politique « La Sécurité d’Abord », dans le cadre d’un travail exemplaire mené par l’ensemble de nos équipes depuis de nombreuses années.

Quelle est la particularité de cette cinquième édition ?

Comme je l’expliquai plus tôt, nous avons mis en œuvre de nombreux outils nous permettant d’améliorer nos résultats sécurité sur nos différents périmètres d’activité. Nous constatons aujourd’hui que les accidents de circulation représentent le plus grand nombre d’accidents pour nos salariés (contexte professionnel et personnel confondus).

Aussi, la sécurité routière, bien qu’hors de notre champ d’action direct, constitue-t-elle un de nos axes de formation et d’information essentiels pour permettre de conserver l’intégrité de nos travailleurs même en dehors de nos chantiers. Car notre responsabilité morale est bien là.

En outre, cette cinquième édition met l’accent, dans le monde entier, sur la sensibilisation au respect du code de la route, du port du casque obligatoire en deux roues, de la mise en place de signalisation routière adéquate et de l’application effective du droit de retrait et du devoir d’alerte en toute circonstance.

Quel bilan faites-vous de la sécurité et de la prévention des risques professionnels, tant sur vos chantiers que sur les routes ?

Année après année, les taux de fréquence et de gravité de nos projets au Togo sont en décroissance. Il s’agit là d’un réel exploit réalisé par l’ensemble de nos collaborateurs connaissant le niveau déjà élevé de sécurité sur nos chantiers et les risques importants encourus au quotidien dans notre secteur d’activité.

Au regard de ces risques importants auxquels sont soumis les salariés du BTP en général, je ne perds pas de vue que rien n’est jamais acquis et qu’il faut maintenir des efforts soutenus au jour le jour pour réduire le plus possible notre exposition. Un événement non prévu peut survenir à tout moment et réduire l’ensemble des actes posés jusqu’à aujourd’hui à néant.

Comme vu précédemment, nos résultats sur chantiers sont encourageants. Il nous faut maintenant sensibiliser nos collaborateurs sur les risques auxquels ils sont soumis dans leur vie en dehors de leur travail. Le principal étant, bien sûr, le risque d’accident en circulation routière, raison pour laquelle vous avez pu voir que 3 des 4 thèmes abordés durant cette semaine portent sur ce sujet important à nos yeux. Mais au-delà de cette semaine, nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités pour améliorer le niveau de sécurité des usagers de la route (radars pédagogiques, actions de sensibilisation, semaine nationale de la courtoisie au volant, …).

SOGEA SATOM est l’une des plus vieilles sociétés installées au Togo et un grand employeur; quelles sont vos ambitions pour le pays ?

Nos origines au Togo remontent en effet à 1954 soit plus de 64 ans. C’est une très grande fierté de faire partie d’une entreprise ayant un ancrage aussi profond au Togo mais aussi une lourde responsabilité envers tous nos prédécesseurs et nos salariés actuels consistant à maintenir notre activité sur les années à venir.

Si les dernières années ont été difficiles économiquement, nous sommes extrêmement confiants pour celles devant nous. L’histoire a montré que nous avons su participer à la construction d’importantes infrastructures au Togo et nous sommes à la disposition de l’ensemble de nos partenaires publics et privés pour la réalisation d’infrastructures innovantes et économes en investissements comme en coûts de fonctionnement tout en garantissant la sécurité des travailleurs et usagers, le respect du cahier des charges technique et des délais imposés par le projet. Ce sont là nos valeurs principales et de référence.

Votre mot de fin Monsieur le Directeur…

Permettez-moi tout d’abord de vous remercier pour l’opportunité qu’il m’est donné de présenter nos activités sous un autre angle, celui de la sécurité. En effet, la sécurité de nos travailleurs a toujours constitué une priorité absolue pour le groupe et pour moi tout particulièrement sur tous les territoires sur lesquels j’ai eu la chance de travailler. Je tiens aussi à remercier l’ensemble de nos partenaires et salariés pour l’accueil chaleureux qui m’a été réservé tout au long de mes premières semaines au Togo. Nous pourrons ainsi œuvrer ensemble pour la réalisation de beaux projets optimisés et innovants dans la lignée de ce que nous avons pu réaliser ces soixante dernières années et ainsi accroître encore la fierté de nos collaborateurs d’appartenir à une entreprise aux racines togolaises de premier ordre.

Interview réalisée par la Rédaction