L’ANIAC bénéficie de l’expertise marocaine

L’Autorité nationale pour l’interdiction des armes chimiques (ANIAC-Togo) est en séance de travail avec une délégation du Maroc sur la problématique de lutte contre la prolifération des armes chimiques, du lundi 25 mars au vendredi 29 mars 2019. Objectif : renforcer la coopération entre le Togo et le Maroc dans la mise en œuvre de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC).

En octobre 2018, une délégation de l’ANIAC-Togo avait effectué une visite de travail au Maroc, dans le cadre d’un  partenariat  noué avec l’Etat marocain par rapport au programme « Tutorat 2018 ». Un programme dans lequel l’ANIAC-Togo a été identifié comme bénéficiaire du parrainage du Maroc. Et c’est donc dans l’exécution de ce partenariat qu’une feuille de route a été établie entre les autorités des deux pays.

Le programme « Tutorat 2018 » est une initiative de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) dédiée aux autorités nationales pour l’interdiction des armes chimiques dans l’application des mesures de mise en œuvre de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC).

« Les produits chimiques sont contrôlés. Ce contrôle est effectué par l’OIAC. C’est une structure onusienne. Il est  stipulé dans les textes que les Etats membres de l’OIAC doivent avoir des autorités nationales pour pouvoir gérer tout ce qui concerne les produits chimiques toxiques. Les pays européens ont tout leur arsenal à cette fin. Mais nous les pays africains, on se cherche. À cet effet, l’OIAC nous a recommandé de tisser ce genre de partenariat entre les Etats avancés et ceux moins avancés pour permettre à tous d’implémenter la convention. C’est dans cette optique que nous avons contacté l’OIAC qui nous a recommandé le Maroc qui a accepter d’ailleurs nous accompagner et nous avions fait une visite chez eux en octobre 2018 » a expliqué le Professeur Boyode Pakoupati, président de l’ANIAC. « On a beaucoup appris de la rencontre au Maroc, et maintenant, c’est  à eux de venir voir où nous en sommes, quelles sont nos difficultés, et qu’est-ce qu’ils peuvent nous apporter comme contribution pour que l’implémentation de la convention soit vite accélérée ? Voilà le but de cette rencontre », a-t-il ajouté.

Ils sont neuf personnes à composer la délégation marocaine qui prend part à cette rencontre. Côté togolais, on note la présence du Directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile , Col. Gnama Latta, des membres de l’ANIAC-Togo, des points focaux des structures impliqués dans la gestion des produits chimiques et des professionnels des médias.

Pendant ces cinq jours de travaux, il est question de renforcer les capacités opérationnelles de l’ANIAC-Togo, en vue de permettre à cette dernière de bénéficier de l’expérience de l’Autorité Marocaine. Il s’agira également de fournir les éléments nécessaires d’une appropriation des modalités pratiques par les différentes parties prenantes togolaises à la thématique de gestion et de contrôle des produits chimiques.

Il est à noter que dans le cadre du renforcement de son arsenal juridique de gestion des produits et armes chimiques, l’ANIAC a mis sur la table du gouvernement un projet de loi visant les produits chimiques.

Stanislas AZIATO