Eric Goulignac implique la Fondation HeidelbergCement dans la préservation de la biodiversité

Le littoral qui couvre le Bénin et le Togo en passant par le Ghana jusqu’en Côte d’Ivoire subit une forte pression démographique et de toutes les infrastructures de développement. Ce qui n’est pas sans incidence sur l’écosystème côtier. Comment arriver à juguler ce phénomène inquiétant ? La question intéresse la Fondation HeidelbergCement-Togo qui organise un atelier à cet effet.

Depuis le mardi 20 novembre, dans la zone minière de Tokpli (environ 100 km au nord de Lomé), des responsables d’entreprises nationales et internationales réfléchissent sur la question à travers  un atelier régional sur la préservation de la biodiversité du littoral béninois et togolais.

Pendant trois (3) jours,  ils vont discuter de « l’implication des entreprises pour la préservation de la biodiversité et des services éco systémiques sur le littoral et dans la réserve de biosphère UNESCO du Mono ». Selon les organisateurs, cet atelier vise concrètement à rassembler les participants afin de dialoguer, trouver des pistes d’attentes et développer des plans d’actions pour que les secteurs privés, organisations de la société civile et les décideurs politiques, puissent travailler ensemble à un développement durable sur la côte ouest-africaine.

Pour Klousseh Kodjovi Mawuli, chef services ressources humaines à SCANTOGO, Représentant du Directeur Général de SCANTOGO, Eric Goulignac, cette implication des entreprises va partir d’abord de l’exemple que montre SCANTOGO. « Dès le début du processus, nous avons souscrit à un certain nombre d’engagements au niveau de l’étude d’impact qui a été menée avant l’exploitation de notre carrière et également à une certification à laquelle on a souscrit à la certification ISO 14001 version 2007 qui nous oblige donc à évoluer dans un système bien règlementé et normé », a-t-il précisé.

Selon lui, cet atelier de trois (3) jours permettra de créer une émulation dans le secteur. « En ce qui concerne notre activité, elle est suffisamment structurée, normée à travers les dispositifs ; les risques d’impacts sont totalement maîtrisés et durables. La certification dont je viens de faire cas tout à l’heure est un ensemble de dispositifs qui nous permet de gérer avec beaucoup d’efficacité ces risques liées à notre activité », a-t-il déclaré.

Pour le Directeur de l’ONG Bénin Environnement et Education social (BEES ONG), Maximin K. Djondo, il est important que les organisations de la société civile seules ne soient pas impliquées dans cette réflexion. Il faut l’apport des secteurs privés des pays concernés. « Les organisations de la société civile que nous sommes ne peuvent pas elles seules travailler à la préservation de cet écosystème, d’où l’importance de travailler avec les secteurs privés qui développent des activités qui ont des impacts tant négatifs que positifs sur la côte. Nous voulons également travailler avec ce secteur privé pour que nous trouvions ensemble des solutions pour la gestion durable de la côte », a-t-il fait savoir. Il a souhaité que le processus développé au niveau du Groupe HeidelbergCement puisse se démultiplier dans le secteur par d’autres entreprises.

Plusieurs thèmes seront débattus au cours des trois (3) jours : « la situation vis-à-vis des entreprises et le développement durable (global et sur le littoral), pourquoi s’engager pour le maintien des écosystèmes ?, etc. »

Pour rappel, cet atelier organisé par la Fondation Heidelberg Cement intervient au lendemain du lancement par la société SCANTOGO de trois (3) importants projets dans la zone minière de Tokpli. Il s’agit du projet d’électrification rurale de certains villages de ce canton, du projet de réhabilitation de l’hôpital préfectoral de Tabligbo et du projet d’élaboration du plan de développement local du canton de Tokpli.

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