Energie : Une étude relève les forces et faiblesses du secteur privé

L’Etat togolais veut impliquer le secteur privé dans la réalisation des programmes d’électrification des différentes localités du pays. Et pour y arriver, une étude a été commanditée pour évaluer les forces et faiblesses du secteur privé dans l’énergie électrique. Le rapport de cette étude a fait l’objet d’un atelier des acteurs impliqués ce mardi 26 mars à Lomé. Ceci, pour son évaluation avant de le soumettre aux autorités.

Cette étude est prévue dans la phase 1 du programme d’Appui au Secteur de l’Énergie au Togo (PASET). Le programme s’inscrit dans la mise en œuvre du troisième secteur de concentration du programme indicatif national du 11ème Fonds Européen de développement (FED).

L’objectif selon les commanditaires de l’étude, c’est de documenter les freins et les leviers de l’indication du secteur privé dans le secteur énergétique national et de proposer des pistes de solutions afin de dynamiser le secteur.

« Le secteur de l’énergie est un secteur de soutien pour le développement du Togo, notamment dans le cadre du Plan national de développement (PND) qui a montré que le secteur de l’énergie devra apporter toute sa force dans la réalisation du PND. La stratégie d’électrification qui a été élaborée et l’ensemble des projets conçus pour le secteur de l’électricité devront se faire avec les partenaires privés. Et pour cela, nous avons commandité une étude pour que nous puissions évaluer les forces et faiblesse de ce secteur privé, afin de pouvoir apporter les solutions nécessaires pour que ce secteur puisse nous aider à atteindre les objectifs fixés au secteur de l’électricité », indique Abbas Aboulaye, Directeur des énergies.

Selon le rapport de cette étude financée par l’Union Européenne, les acteurs du secteur de l’autoproduction (faible capacité) et des mini-grids rencontrent plusieurs difficultés. Il s’agit notamment de la rentabilité des projets qui n’est pas encore garantie sans mesures de soutien, l’accès au financement pour des projets qui comportement des risques importants, la qualité du matériel et enfin les ressources humaines qui ne sont pas formées pour ces activités.

De plus, le rapport relève que les acteurs privés sont dans l’attente de la mise en place d’un cadre réglementaire clair sur les énergies renouvelables et décentralisées (en cours d’élaboration et de publication). Enfin, la conclusion de l’étude propose des mesures d’appui pour soutenir les acteurs privés qui font face à ces difficultés.

« Cette étude est bien pensée de la part des autorités togolaises puisse qu’il est révélé qu’aujourd’hui, le secteur privé doit et peut jouer un rôle conséquent dans l’électrification du pays relativement à son objectif d’électrification fixée à 100% à l’horizon 2030 », estime Astria Fataki, présidente-fondatrice d’Energy Generation (cabinet réalisateur de l’étude).

Les conclusions de l’étude ont été évaluées ce mardi 26 mars par les premiers responsables de l’Énergie et des acteurs du secteur privé impliqués. Le document sera peaufiné en tenant compte des amendements des acteurs avant d’être soumis aux plus hautes autorités du pays.

Stanislas AZIATO