Deux instituts universitaires illégaux fermés

American Institute of Africa (AIA), Institut Universitaire de Sciences Sociales et de Gestion (IUSSEG). Ce sont les deux instituts qui opèrent dans l’illégalité et qui viennent de recevoir une cessation immédiate d’activités du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Dans un communiqué en date du 31octobre, le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a informé le public que l’institut dénommé American Institute of Africa sis à Lomé dans la cité OUA ne dispose d’aucun agrément et que toutes les procédures entreprises à ce jour, en vue de la régularisation de la situation, ont échoué. « A cet effet, une injonction de cessation provisoire d’activités signée le 04 octobre 2018 leur a été notifiée le même jour. En dépit de cette injonction, les promoteurs de cet établissement continuent de faire des publicités qui laissent sous-entendre qu’ils poursuivent les activités pédagogiques. Cette situation, préjudiciable à la bonne évolution de l’enseignement supérieur privé, est de nature à induire en erreur les parents d’élèves et les utilisateurs de l’établissement », fait savoir le ministre Octave Nicoué Broohm qui précise que cet établissement est sous une injonction de cessation provisoire d’activités et invite le public à ne pas se laisser induire en erreur.

Depuis le 31 octobre, le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a mis en garde les responsables de cet établissement et indique avoir pris des mesures idoines pour faire cesser immédiatement les activités académiques de ce dernier.

Dans un autre communiqué publié le 02 novembre, le même ministère renseigne qu’un établissement se prévalant de la dénomination « Institut Universitaire de Sciences Sociales et de Gestion (IUSSEG) » a commencé à diffuser des publicités tendant à accréditer l’idée qu’il est une institution légalement constituée et en règle avec l’Etat, alors qu’il ne dispose d’aucun agrément pour assurer des formations supérieures.

« Pour mettre fin à cette situation illicite, une descente sur le terrain a été opérée et une injonction de cessation immédiate d’activités a été notifiée, le 18 septembre 2018, aux responsables de cet institut. En dépit de cette injonction, les promoteurs de cet établissement continuent de faire des publicités et de mener des actions qui montrent la poursuite des activités administratives et pédagogiques. Cette situation, préjudiciable à la bonne évolution de l’enseignement supérieur privé, est de nature à induire en erreur les parents d’élèves et les utilisateurs de l’établissement », affirme le ministre Broohm qui rappelle que cet établissement clandestin est sous une injonction de cessation immédiate d’activités, et invite le public à ne pas recourir à ses services.

« Par ailleurs, le ministre met en garde les responsables dudit établissement contre le non-respect de la réglementation en vigueur et les informe qu’ils s’exposent aux sanctions pouvant aller jusqu’aux poursuites judiciaires. Il porte à la connaissance du public que des mesures idoines sont prises pour faire cesser cette pratique illégale », poursuit le communiqué.

L’opération d’assainissement du domaine de l’enseignement supérieur au Togo se poursuit. Les instituts et universités privés doivent remplir les conditions et avoir l’agrément auprès du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche avant toute activité.

Elom ATTISSOGBE