De mal en pis

En moins d’un an de gestion, la nouvelle direction générale de la Société de gestion et d’intermédiation du Togo (SGI-TOGO) a du mal à prendre ses marques. Avec un Directeur général qui cherche encore à affirmer son autorité et son Adjointe qui a pris tous les pouvoirs, cette institution financière semble jouer sa survie.

A la démission de l’ancien Directeur général de la SGI-TOGO, Mensah Assigbi, les espoirs du personnel et des plus hauts dirigeants de la structure en des lendemains meilleurs n’ont pas mis du temps à se transformer en déceptions. En dix mois de gestion, la paire, épouse Tchamdja, n’a même pas connu un début d’ascension avant d’emprunter actuellement le chemin de la chute.

A leur nomination en mai 2018 pour un mandat de quatre ans renouvelable une seule fois conformément aux textes, le Directeur général de la SGI-TOGO, Kokouvi Etse, et la Directrice générale adjointe, Manani Tchakam-Tchamdja, recrutés au terme d’un processus de recrutement rigoureux, ont suscité bien des commentaires sur un nouveau départ de l’institution.

Diplômé d’un Master 2 en Finances à l’Institut supérieur de commerce et de gestion de Paris, et cadre de la SGI-TOGO au sein de laquelle il a occupé tour à tour les postes de Responsable du marché primaire, Chef du Département Etudes, Stratégie et Développement des activités, Chef du Département Commercial, et Directeur des Etudes, Stratégie et Développement des Activités, Kokouvi Etse, depuis sa promotion comme Directeur général de la société, est plutôt transparent à son poste. Sans pouvoir de décision, limité dans ses manœuvres, l’ex-Directeur des opérations à LSD ASCENSEUR (sous-traitant Shindler), semble plutôt être étranger à son poste. « Il n’a aucun pouvoir. Il occupe juste le poste de Directeur général. Il n’arrive à prendre aucune décision pour la bonne marche de l’institution. Il ne sert à rien d’être Directeur général d’une structure comme la SGI-TOGO et n’avoir aucune autorité », confie une source proche des marchés financiers à un visiteur du soir.

Son adjointe, elle, est plutôt celle qui fait la Une. Ancienne Directrice de l’Administration et des Ressources Humaines, Manani Tchakam-Tchamdja à qui beaucoup accordaient le bénéfice du doute, serait celle qui crée la surprise. Entre recrutements fantaisistes, négligence, et amateurisme, la Directrice générale adjointe, selon plusieurs indiscrétions, n’est pas à la hauteur de la tâche. Elle serait même derrière une société qui livrerait certains matériels à la société.

A l’analyse de nos recoupements, elle serait celle auprès de qui l’ancien Directeur général, actuellement à Lomé, ferait des courbettes avec sa société WAFI CAPITAL, créée sous-couvert SGI, à la recherche d’un agrément auprès du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF).

Dans les couloirs de la SGI-TOGO, l’atmosphère est de plus en plus polluée. Les réformes qui devraient permettre à l’institution de se relever, ne sont pas, du moins pour l’instant, à l’ordre du jour. La société vit actuellement des frais de gestion des comptes appelés DDG et peine toujours à se donner un bol d’air sur le marché financier.

Le Conseil d’administration est appelé à rectifier le tir, au risque de précipiter l’institution dans les mêmes travers du passé.

Elom ATTISSOGBE